mar.

21

janv.

2020

Les plumes ne se mangent pas !

Drôle de titre ! Titre pas drôle en vérité.

J'aurais pu écrire "Buffet froid" mais c'est déjà pris !

 

Voici une série de photos que j'ai prises entre début décembre et presque mi-janvier. C'est une histoire de plumes, ce sont elles qui jouent le rôle principal.

 

À la manière d'une diva capricieuse, elles se font d'abord attendre et se font remarquer par leur absence. Tout est prêt, le décor est planté, les falaises, la mer de nuages, les cristaux de neige qui scintillent dans la douce lumière du début de l'hiver. Cette époque de l'année correspond aux parades nuptiales des gypaètes barbus, c'est la période où l'on peut observer des vols synchrones, d'éventuels prises de serres en "vol retourné" ... Hé bien non, pas ce jour là ! Les gypaètes de Magland ont-ils eu vent de la réforme des retraites ? Ont-ils leur carte à la CGT ?? Sont-ils grévistes ??
Faute de gypaètes, je me suis contenté d'un petit bout de croix qui dépassait de la neige, du décor, et de quelques randonneurs à skis.

 

Le jour de Noël, j'attendais mon cadeau, sous un sapin. Même si j'ai plus de 7 fois 7 ans, je pensais qu'un gypaète barbu pourrait tenir le rôle du Père Noël. Plus sérieusement, j'avais déjà vu passer des aigles royaux à cet endroit et la semaine précédente c'est un casse-noix moucheté qui était venu me narguer alors que je n'avais aucun matériel photo. Las ! Cette fois, j'ai dû me contenter d'une mésange !

 

Ensuite, j'intercale un intermède, un entracte, c'est la caméra automatique qui a photographié un couple de renard (à 7h17 donc trop tôt pour espérer faire une photo "normale" car il fait encore nuit: l'un se roule sur le sol (un peu comme La Truffe lorsqu'elle se roule sur une crotte): marque-t-il son odeur sur la neige ? ou bien se roule-t-il sur une crotte de chevreuil ?? Ensuite le deuxième renard apparaît.

 

Arrive enfin celui qui possède tout l'équipement du meurtrier: serres puissantes, et bec acéré. Je l'ai loupé lorsqu'il volait en-dessous de ma position, il faut donc se satisfaire d'images très classiques et banales de l'aigle de royal sur fond de ciel d'abord voilé puis bleu (j'ai bien atténué les couleurs, volontairement). Une photo de paysage pour situer le cadre de l'action et donner une idée de l'ambiance. Et pour finir, je n'ai pas photographié les scènes de crime. "Les" scènes de crime car il y en avait deux, à 100 m de distance (à vol d'oiseau).

La première semblait récente, la victime avait visiblement été plumée sur place car il y avait une grande quantité de plumes éparpillées sur un rayon de 3 ou 4 mètres. Plumes de toutes tailles, avec le petit duvet "hivernal" à la base. Une véritable tenue de Dalton évadé du pénitencier: des rayures jaunes et noires. La victime était probablement un faucon crécerelle, d'autant plus que j'en ai vu dans le secteur, en été.

La deuxième scène de crime avait disparu. Ne restaient que quelques plumes dispersés sur la neige poudreuse du versant nord. Et quelles plumes ! Des plumes de roi ! Et pas n'importe lesquelles, pas les petites plumes du poitrail qu'ils s'arrachent lors des parades printanières et qu'on retrouve sur les places de chant. Les plumes qui gisaient sur cette neige trop sèche pour geler, étaient celles de la queue: les grandes belles plumes en forme de lyre avec des reflets bleutés.

Ce tétras est-il mort simplement de vieillesse ? affaiblit par le froid et / ou par des parasites et / ou par des dérangements trop fréquents ? Ou bien a-t-il été repéré et tué par l'aigle ?

Dans les deux cas, une chose est absolument certaine: tout avait été boulotté, tout sauf les plumes !

 

J'ai redescendu ces plumes, entre ma polaire et ma veste (pas dans les poches pour éviter qu'elle s'abîment), et j'ai fabriqué un petit tableau avec des feuilles de papier blanc.

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sam.

23

nov.

2019

Baptême du foehn

Ça y est ! Je peux enfin utiliser à nouveau mon PC !

Ce chapitre va être un petit peu long mais c'est une histoire qui mérite d'être racontée: les commerçants, c'est comme les chasseurs, ils y a les bons commerçants, et puis il y a ... les autres.

Bien sûr la panne est arrivée un samedi soir ! En pleine navigation sur internet, et sans prévenir, sans aucun signe avant coureur, d'un coup d'un seul: écran noir ! L'ordinateur fonctionne, j'entends tourner le disque dur. Bon, il est 22 heures passées, demain il fera jour. J'éteins le PC au moyen de l'interrupteur, et au dodo.
Dimanche matin, je tente différentes manipulations, je branche l'écran sur le portable de Véronique, je branche l'ancien écran de Véronique sur mon PC, sans résultat. Bien, étape suivante, je recherche, avec le portable de Véronique, les dépanneurs en informatique de Sallanches - Passy. Une boutique, qui a pignon sur rue, pas très loin de mon lieu de travail, me semble tout indiquée: leur site internet mentionne:

En amenant votre PC au magasin, nous effectuons un diagnostic précis et gratuit, et vous seuls prenez la décision de la réparation.

Vous avez lu comme moi: "un diagnostic précis et gratuit".

Petit inconvénient: le magasin est fermé le lundi. Tant pis, je patienterai.
Mardi soir, après le boulot, j'amène mon PC et mon écran. Je suis "reçu" par Madame. J'indique quel est le problème en mentionnant que je pense que la panne pourrait provenir soit de mon écran (qui est vieux: 13 ans), soit de la carte graphique. Réponse péremptoire de la dame: "C'est jamais l'écran !". Bon, admettons. Lorsque je lui explique que j'ai tenté différents branchements sur un portable ... aucun son ne sort de sa bouche, mais son regard est éloquent: je suis un débile profond ! La dame me soumet ensuite toute une batterie de questions préalables à la prise en charge de mon matériel, j'imagine qu'il s'agit d'un protocole très généraliste et surtout je suis quasiment certain que, pour mon cas particulier, ces questions sont totalement à côté de la plaque: quel est votre antivirus, quelle est la version de Windows. Bon, admettons. Puis la dame me prévient qu'il me faudra m'acquitter d'une somme certaine (de mémoire 30 ou 40 €), ce à quoi je réponds que je sais lire, et que leur site mentionne la gratuité du diagnostic. La dame disparaît quelques instants dans l'arrière boutique, tient conciliabule avec le technicien-réparateur-gérant du magasin et revient, silencieuse. Elle dépose mon matériel dans un coin et au revoir monsieur. Je lui souhaite, néanmoins, une bonne fin de journée et tourne les talons. Elle a noté mon n° de téléphone, je vais donc attendre son appel. J'attends donc quelques jours, la fin de semaine se profile ... le week-end passe ... et le jeudi suivant, soit 9 jours plus tard, je me pointe à la boutique, demande quelles sont les nouvelles. Réponse de la dame: "aucune nouvelle, ni bonne ni mauvaise". En clair, ils n'ont pas touché mon ordinateur et n'en ont pas l'intention, d'ailleurs il est toujours posé exactement au même endroit. En un sens je suis plutôt content car entre temps je suis allé lire des avis de clients de ce magasin: la tendance est franchement négative: ils auraient réussi à abîmer du matériel qu'on leur a confié !

Donc je récupère mon PC intact, OUF !

Le lendemain, vendredi (le vendredi du Black Friday), je change de crèmerie et je passe un coup de fil à Easyclix à Chamonix. Le gars me dit "passez demain entre 10h et midi". OK, pas de problème. Samedi matin 11h, Chamonix, galerie Blanc Neige, une petite boutique tout au fond de la galerie. Un gros plan de travail en bois massif, très propre, au mur un cadre comportant tous les CD d'installation de Windows depuis Windows 95 (si mes souvenirs sont bons).
Avant même que je ne déballe mon PC, le gars jette un œil sur mon écran que j'ai glissé dans un cabas. À l'épaisseur de l'écran il devine qu'il n'est pas tout neuf. Il le branche sur son PC: ça marche pô ! Verdict: l'écran est mort. Je suis dans la boutique depuis moins de 5 minutes !
Bien que le diagnostique soit établi, il a tout de même pris la peine de vérifier si mon PC fonctionnait, en le branchant sur son écran: ça marche !
Il a aussi vérifié que la panne ne provenait pas d'un de mes câbles. Enfin il m'a expliqué pourquoi les branchements "exotiques" que j'avais tentés sur le portable de Véronique et son vieil écran ne pouvaient rien donner.

Enfin, il a très rapidement regardé mon PC et il m'a confié que quand le disque dur lâcherait il suffirait de le remplacer (par un DD + rapide et un peu + gros), d'ajouter un peu de RAM, et le PC repartirait comme en 40 ! Bref, la solution consisterait à recycler l'ancien matériel plutôt que tout jeter pour racheter du neuf.
Au total, je suis resté 15 minutes max dans sa boutique, et le diagnostic m'a coûté 15 €.
Compétence, rapidité, honnêteté, la confiance est établie, clairement il a gagné un client !

 

Dans l'après midi, j'ai passé commande d'un écran "géant": 24 pouces en 16/10 soit une diagonale de 61 cm (48 cm sur mon ancien écran), avec des couleurs "justes" et bien calibrées en usine. Et un filtre "jaune" activable ou désactivable très facilement pour atténuer la lumière bleue. C'est Noël !!! 

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lun.

11

nov.

2019

Première neige.

Hé oui ça y est les premiers flocons sont tombés, assez copieusement au-dessus de 1800 m. Le semaine s'annonce "bordélique" sur le plan météo, avec du froid puis du vent de sud-ouest (redoux ?), lombarde italienne et coup de foehn tempétueux (dixit météo de Chamonix), retours d'Est ... assèchement de la masse d'air sur les Savoie, mais neige annoncée en Isère dès 500 m d'altitude ... ça promet !

Samedi je suis allé récupérer la caméra automatique. Pas de lynx !! Mais un jeune cerf en bois de velours le 8 septembre, puis un beau cerf qui sort du brouillard, et une biche dans la neige le 8 novembre, c'est à dire la veille de ma venue !

Après avoir descendu la caméra automatique, je suis monté installer la tente-affût, hier dimanche. Affût posé sous les branches basses d'un épicéa, en lisière de "simili-clairière", en versant nord (donc sans lumière directe !). Aujourd'hui lundi: réveil à 5h, et séance de cryothérapie des pieds pendant 3 heures (de 7h30 à 10h30). Séance assez fructueuse: je ramène quelques images d'une harde: une biche prise en flagrant délit de déforestation: au début elle mange une fougère, mais ensuite elle attaque une jeune pousse d'épicéa !

Ensuite c'est un faon qui s'est glissé jusqu'à un arbre, à 15 mètres de moi. Certains photographes disent qu'à cette distance ils ne déclenchent pas pour ne pas effrayer l'animal. Mais je n'ai pas encore atteint ce niveau de sagesse, et j'ai fait la photo ... sans prendre le temps de raccourcir la focale, donc au 400 mm, et je lui ai donc coupé l'arrière train ... c'est vous dire mon état de fébrilité ! Bien sûr il a entendu le déclic (malgré la housse anti bruit) et il a rebroussé chemin.

Ensuite c'est un cerf qui est passé à peine plus loin.

C'est donc une petite série de "gros plan", ça change un peu des silhouettes sombres sur la ligne de crête !

 

A propos de l'affût, je vous invite à écouter cette interview à France Inter de Vincent Munier et Sylvain Tesson.

Je n'irais pas jusqu'à voir là dedans une dimension religieuse mais il est tout à fait certain que l'apparition des animaux est totalement subite, on ne les entend pas venir, on ne les voit pas arriver de loin, on ne reçoit même pas un petit SMS ! Ils ne préviennent pas. On observe à droite, on lance un regard à gauche, on revient au centre et tout d'un coup "Ho ! ça a bougé !" Et ils sont là.

Aujourd'hui, l'apparition la plus marquante fut celle du faon: j'avais l'œil rivé au viseur, je suivais la biche depuis plusieurs dizaines de secondes. Je relève la tête pour reprendre mon souffle et il était là, devant moi, à 15 mètres. Et je ne l'avais pas vu arriver, ni entendu !

Bien sûr, cette attente dans le froid, l'inconfort, l'espoir (Tesson parle même d'espérance ... une petite propension à l'exagération ??), et puis les voir soudain sur la scène, c'est une expérience très addictive.

 

Bon, maintenant il va falloir surveiller la météo car si la tempête de foehn se précise, je vais devoir remonter plier et ranger la tente-affût !!

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dim.

27

oct.

2019

Soir et matin

Voici quelques images réalisées le samedi soir et le dimanche matin, avant de partir en vacances. Elles n'ont rien de bien fantastique, mais, à nouveau une petite histoire qui doit être contée ... histoire "énervante".

C'est le dimanche matin. Passage à l'heure d'hiver, le téléphone qui me sert de réveil se met à jour tout seul, de sa propre initiative ... du coup je me lève une heure trop tard ! Bon, je "bourrine" un peu sur le chemin et rattrape une partie du retard. Dans une clairière, en haut d'une pente, un gros bouquetin mâle m'attendait. Il arbore sa grosse toison d'hiver (déjà !), il est gras comme un cochon et ses cornes sont magnifiques ... il m'a sans doute vu grimper la pente et maintenant il me toise, à 10-12 mètres de distance. Je le salue. Nous nous regardons quelques instants et il finit par s'asseoir sur son arrière train ! Incroyable !

 

Je continue mon chemin et sors de la forêt alors qu'il fait déjà jour. Je sprinte jusqu'à l'endroit où j'ai laissé mes filets de camouflage la veille au soir. Je commence l'installation, et là, alors que je suis à genoux, le trépied dans les mains, QUI pointe sa ramure sur la ligne de crête juste au-dessus de moi ?? Monsieur le cerf bien sûr ! Il m'aura manqué 10 minutes !

Bon, il traverse le couloir et disparaît dans le versant nord. Un peu plus tard, les chamois apparaissent. A noter que si les cerfs semblent ne plus bramer, on dirait que certains chamois ont commencé à se courir après !

 

Bien c'est là que l'histoire commence ... ou plutôt RE-commence devrais-je dire.

Je précise qu'en période de chasse, je ne m'éloigne qu'exceptionnellement des pentes du Mt Vorassay, qui est une réserve de chasse et de faune sauvage, c'est à dire que la chasse y est interdite (voir la carte de la préfecture de Haute Savoie). Je suis donc à peu près sûr de ne pas me faire tirer dessus. Et je fais tout mon possible pour éviter au maximum de déranger les animaux: je passe le plus possible par la forêt, je n'allume la frontale que lorsque je ne peux pas faire autrement, je reste tranquillement sous mes filets de camouflage, sans bouger ...

Le site internet de la Préfecture précise:

74 100 ha (16 % du territoire départemental) classés en réserve de chasse
Une réserve de chasse et de faune sauvage est un territoire où toute action de chasse est interdite sauf pour la régulation des animaux nuisibles et, dans certains cas, pour l’exécution de plans de chasse (maintien des équilibres entre les gibiers et leur milieu).

 

Petit rappel: l'an dernier, au moment de la première neige (c'était début décembre), j'avais déjà récupéré au-dessus du Champel une jeune chienne de chasse avec collier et émetteur GPS, qui était partie après une biche et son faon. Je l'avais suivie à distance et retrouvée grelottant de froid dans la neige. Je l'avais descendue ... jusqu'à la gendarmerie de mon quartier !

 

Et donc cette année ... re-belote ! Enfin presque: je n'ai pas récupéré le chien, mais j'ai des photos. Voici l'histoire: (attention: heure d'été dans le texte !!)

8h55: je photographie une petite dizaine de chamois qui se promènent sur la crête sommitale. Un chien aboie dans la forêt, en bas, sans perturber les chamois le moins du monde. Il aboie tout de même à tue-tête; à mon sens, il a une piste !

9h20: je surveille les chamois qui se baladent sur la ligne de crête devant moi, en prenant quelques clichés lorsque leurs attitudes sont intéressantes.

Un peu avant 9h30: j'entends un bruit dans mon dos (3/4 dos), que je ne sais pas identifier. Quelques secondes plus tard, le bruit reprend et se rapproche. Je tourne la tête et je vois passer, sous moi, à 100 m de distance environ, une troupe de biches, avec faon, et un cerf. Je n'en crois pas mes yeux car théoriquement ils devaient circuler dans l'autre sens !! Et puis surtout, visiblement, ils ont oublié toute notion de prudence. Je fais pivoter l'appareil photo vers le bas et je prends une "photo de groupe" au moment où ils franchissent la crête: 9h30.

45 secondes après, le chien arrive, langue pendante, aboyant ... il franchit la crête avec 1'15 de retard environ.

Dans ma combe, le calme revient et je retourne à mes chamois.

9h34: retour des biches et du cerf. Le chien s'est rapproché, je dirais qu'il est à 100 - 120 mètres derrière la harde. Et là, 150 m sous mes pieds, la harde s'arrête, le cerf fait volte face ... les rôles s'inversent: maintenant le cerf poursuit le chien (avec une semaine de recul, je dirais qu'on aurait dit un Tex Avery, mais sur le moment c'était très loin d'être drôle !). Le cerf rattrape le chien qui pique dans la pente alors que le cerf choisit une trajectoire plus horizontale pour se retrouver en position nettement dominante. Le cerf s'immobilise sur la ligne de crête, toise le chien qui fait mine de tenter un dernier mouvement "offensif" avant de retourner sagement à la niche. Les biches n'ont pas bougé, et ce n'est que lorsque le chien a disparu qu'elle rejoignent le cerf.

J'ajoute que ni au parking, ni dans le hameau du Champel, ni plus haut sur le chemin, je n'ai vu un panneau, une affiche, ou quoi que ce soit signalant une action de chasse ce jour là.

 

NO COMMENT !

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lun.

14

oct.

2019

Changement de sac !

La saison de trail tire à sa fin, le manque se fait sérieusement sentir. Cette année j'ai réduit de manière drastique le nombre de sorties photo. Du coup j'en ai enchaînées trois à la suite ! J'ai troqué le sac de trail contre le sac photo: 10 kg de plus ! J'ai donc savouré la période d'attente où l'espoir de voir apparaître les animaux se mêle à l'inquiétude d'être mal positionné ou insuffisamment camouflé. Puis les animaux arrivent, je les laisse observer le terrain, humer le vent, et lorsqu'ils adoptent une attitude intéressante, je les cadre, effectue la mise au point, et clac, je déclenche.

 

Le premier soir, je me suis posté beaucoup trop bas. Il faisait chaud et les animaux sont sortis tout en haut, sur la crête sommitale. J'ai dénombré une vingtaine de chamois, des cerfs et des biches, et deux aigles qui sont venus tourner au-dessus de tout ce beau monde. Mais seul un chamois solitaire est passé dans le champ de mon téléobjectif.

Le deuxième soir, je suis monté un peu plus haut, au pied du dernier épicéa (le plus haut), mais c'était encore trop bas. Je n'ai réussi que trois photos, de silhouettes qui se détachent sur les crêtes: un cerf majestueux entouré d'une dizaine de chamois, une biche qui broute, avec la face Nord de Bionnassay à l'arrière plan, j'avais croisé tous mes doigts pour que ce soit un cerf qui sorte à cet endroit, mais cet imbécile s'est contenté de passer plus bas !

Le troisième soir, je suis monté encore plus haut, et je me suis tapi dans un creux du terrain. Encore beaucoup d'images d'ombres chinoises sur les crêtes, où un aigle est venu se poser. Un chamois s'est immiscé entre un cerf et une biche ! Et puis un peu comme l'an dernier, quelques photos un peu rapprochées d'un cerf qui a poussé la chansonnette (les soirs précédents ils sont restés presque complètement silencieux). Mais il faisait déjà bien sombre. Quand l'animal est aussi proche, je ne déclenche que lorsqu'il brame, le volume sonore de son raire couvrant le bruit de mon déclencheur. Donc pas de photo de cerf en train de marcher par exemple ! SAUF, sur les premières images de cette série, où DEUX cerfs "tournent autour" de la même biche. Je les ai entendus se battre un court instant, sans réussir à les distinguer.

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Je ne suis pas un photographe professionnel. J'ai un métier que j'exerce à temps complet. Je suis simplement un "photographe randonneur" passionné de montagne et de nature, la photographie est un loisir que je pratique pendant mon temps libre, en pur amateur. Photographier des animaux sauvages exige de passer beaucoup de temps sur le terrain.

 

Néanmoins je me ferai un plaisir de répondre à vos questions et à vos demandes aussi rapidement que je le pourrai. N'hésitez pas à me contacter:

 

M. Cyril DESAGE

Chedde

223 avenue du Coteau

74190 Passy

 

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Les photos et les textes présentés sur ce site ne sont pas libres de droit. Leur reproduction sans autorisation écrite de leur auteur est interdite, quel que soit le support. Merci de respecter la passion de l'auteur, le temps passé sur le terrain, les heures de marche, le temps passé devant l'écran et l'investissement dans le matériel.

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